Ganvié: la Venise de l’Afrique, un village avec beaucoup d’histoire!

Au cœur du lac Nokoué, non loin de Cotonou au Bénin, se trouve un village unique en son genre : Ganvié, souvent surnommée la Venise africaine. Ce village lacustre, perché sur des pilotis, est bien plus qu’une curiosité touristique : c’est un lieu vibrant de vie, d’histoire, de culture et d’authenticité.

Un site typique et très accueillant

Dès l’approche en pirogue, Ganvié se dévoile avec ses maisons flottantes construites en bois, ses marchés animés sur l’eau, et ses enfants qui pagaient habilement dans de petites embarcations comme s’ils étaient nés sur l’eau. Ici, la pirogue remplace la voiture, et le calme des eaux contraste avec l’énergie de la vie quotidienne.

Les habitants, majoritairement issus du peuple Tofinou, sont réputés pour leur hospitalité chaleureuse. Les visiteurs sont souvent accueillis par des sourires sincères et des gestes de bienvenue. La vie s’y déroule dans une atmosphère paisible, rythmée par le clapotis de l’eau et les voix des enfants qui jouent entre les maisons.

Boniface, guide local et conteur passionné

Pour découvrir Ganvié dans toute sa richesse, rien de tel qu’un guide local. Boniface, enfant du village, connaît chaque ruelle aquatique, chaque histoire cachée derrière les maisons sur pilotis. En pirogue, il vous emmène au fil de l’eau et du temps, racontant avec passion l’histoire de Ganvié, les secrets de la pêche locale, et les anecdotes de la vie quotidienne.

“Je suis né ici, sur l’eau. Ganvié n’est pas juste un village, c’est une mémoire vivante,” dit-il souvent à ses visiteurs.

Une histoire de résistance et de survie

Ganvié ne s’est pas construite au hasard. Son origine remonte au XVIIe siècle, à l’époque de la traite négrière. Fuyant les razzias esclavagistes menées par les rois du Dahomey et leurs alliés européens, un groupe de Toffinou chercha refuge dans les zones inaccessibles du lac Nokoué. Les soldats ennemis, craignant de s’aventurer sur l’eau sacrée, ne pouvaient pas les y poursuivre. Ainsi est née Ganvié, littéralement “l’endroit où l’on est sauvé”.

Aujourd’hui encore, les habitants sont fiers de cette histoire de résistance et de liberté, qui donne à Ganvié une profondeur historique unique.

Un centre de commerce sur l’eau

Malgré les défis logistiques, Ganvié est un centre économique dynamique. Les pirogues se croisent comme des camions dans une grande ville, transportant marchandises, poissons, légumes, charbon ou produits artisanaux. Le marché flottant est un spectacle en soi : les échanges s’y font de pirogue à pirogue, dans une ambiance colorée et vivante.

La pêche, en particulier, reste l’activité principale. Grâce à un système ingénieux de pêcheries à nasses, les hommes du village capturent des poissons qu’ils vendent ensuite sur les marchés de Cotonou ou aux visiteurs.

Le mouvement des enfants : agilité et apprentissage

Les enfants de Ganvié impressionnent par leur aisance sur l’eau. Très jeunes, ils apprennent à ramer, à pêcher, à se déplacer seuls en pirogue. Leurs déplacements sont fluides, presque chorégraphiques. L’école, le jeu, le commerce — tout passe par les voies d’eau.

Certains enfants aident aussi leurs parents dès le plus jeune âge, participant à la pêche ou à la vente sur le marché flottant, tout en poursuivant leur scolarité. C’est une vie où l’apprentissage se fait autant dans l’eau que sur les bancs d’école.

Conclusion

Ganvié est bien plus qu’un village lacustre. C’est une communauté résiliente, une leçon d’adaptation et de courage, un patrimoine vivant à préserver. Grâce à des guides passionnés comme Boniface, les visiteurs peuvent découvrir un lieu à la fois typique, accueillant, et profondément ancré dans l’histoire du Bénin.

Si vous cherchez un voyage hors du commun, Ganvié vous attend — sur l’eau, mais les bras grands ouverts.

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